Pourquoi les Kayapo peignent-ils leurs corps ?

Enfant kayapo. Photo Wagner Santos.

Les peintures corporelles comme marqueur d’identité

Les Kayapo ne portent, pour ainsi dire, pas de vêtements mais ils peignent sur leurs visages et leurs corps toutes sortes de motifs qui varient en fonction de leur âge et de leur sexe. Ces dessins leur permettent de révéler qui ils sont et à quel groupe ils appartiennent. À travers ces peintures corporelles s’expriment aussi le goût des Kayapo pour la beauté et leur créativité.

 

Jeune enfant et femme kayapo. Photo Dai.

Tous les corps sont peints

Femmes et hommes pratiquent l’ornementation corporelle presque quotidiennement, tout au long de leur vie, avec leurs mains et, pour les femmes, avec un pinceau fait d’une nervure de feuille de palmier. Pour acquérir de l’expérience, les filles s’exercent d’abord sur des fruits et des poupées. Puis, à force de peindre régulièrement le corps de leurs enfants, leurs gestes acquièrent de la souplesse et du doigté. En effet, dès la naissance, tout de suite après la chute du cordon ombilical, le corps des bébés est peint.

Femme peignant le visage d’un enfant. Photo Kendjam Lodge. 

Sais-tu pourquoi la main droite des femmes kayapo est colorée de manière permanente ?

Parce qu’elles peignent de la main droite. De leur main droite, elles saisissent la peinture avec un pinceau, un peigne de bois ou leurs doigts, ce qui explique la teinture permanente de leur main droite.

Des pigments rouges et noirs

Les Kayapo n’utilisent pour leurs peintures corporelles que des pigments rouges et noirs, couleurs transmises par le mythique ancêtre Bepgorôrôtì, et rarement le blanc, teinte en lien avec les esprits.

Mère et son enfant arborant des peintures corporelles. Photo Monica Abreu.

Des motifs variés et complexes

Les Kayapo peignent sur leurs corps des formes qui s’inspirent d’animaux, de plantes et de fleurs. Ces formes sont très nombreuses et leur association est variée. Les lignes sont parallèles, fines et régulières.

Pour célébrer la naissance, le mariage ou le deuil, des motifs spécifiques sont utilisés.

Femme kayapo. Photo Fatima Nunes.

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