Il y a fort longtemps, dans un village du Sud-Ouest chinois ravagé par la famine, deux enfants firent une découverte qui allait non seulement sauver leur village, mais aussi fonder un nouveau peuple, les Na.
Sona Lamu, une jeune fille intrépide, découvrit avec son frère Dashi un poisson d’or qui offrit de les aider. Mais le chef du village devint jaloux et tenta de capturer le poisson, ce qui entraîna des conséquences désastreuses…
C’est dans les montagnes froides du Sichuan (Liangshan) en Chine, à une cinquantaine de kilomètres de la très médiatique région du lac Lugu, que l’auteure a mené une ethnographie au plus près des Na. Plus de deux ans de terrain lui ont permis un accès privilégié à l’envers du tissu social. L’immersion dans la vie ordinaire vécue par les Na et la participation aux diverses activités quotidiennes lui ont permis de se défaire de l’exotique anthropologique qui entoure les explications que l’on donne généralement à propos du groupe. Ainsi, les chants, les danses, les mythes, les rites, l’entraide et l’échange sont autant de fenêtres sur les affects et les logiques du système de pensée na. Ils permettent d’évaluer les pratiques contextualisées d’après les justifications qu’en donnent les villageois pris dans des contraintes historiques, économiques, politiques et idéologiques.
En 2015, Pascale-Marie Milan publie Les Na de Lijiazui, fruit de ses recherches, avec la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller.
Le conte illustré Binma fleur de l’amour est basé sur un mythe na recueilli par Pascale-Marie Milan.
Jeunes filles na portant une coiffe de laine et de perles confectionnées par leur aînées, lors d’une fête, en 2013. © Photo Pascale-Marie Milan.
Cercle de danse où de jeunes Na suivent en rythme le joueur de flûte, 2013. © Photo Pascale-Marie Milan.